Échos du grand dehors, murmures du grand dedans
L’envie
Creuser le sillon de l’élan qui invite l’artiste à régulièrement à quitter le cocon de l’atelier et du canvas de la toile, pour aller à la rencontre des trottoirs sales, des murs sans âme et des panneaux vides de sens de la ville.
L’idée
Ouvrir toutes les vannes, toutes les portes entre ce Doux Dedans et ce Grand Dehors, et faire naître un sentier parmi mille autres possibles, entre l’art exposé en galerie et l’art exposé aux quatre vents, entre les couleurs posées sur des tableaux et les couleurs semées dans la grisaille, entre ce qui se présente et ce qui se cherche, pour inviter à une expérience artistique immersive dans le quartier des Puces d’hier et d’aujourd’hui.
Dans le Doux Dedans : rapporter des échos du Grand Dehors
Arracher des affiches publicitaires pour en faire des supports de tableaux, ramasser des vieux tiroirs pour en faire des cadres, prendre en photo des coins de rue pour en faire des décors, adopter des meubles
pour leur donner une nouvelle vie, ramasser des fleurs pour les rendre éternelles, récolter des émotions pour faire naître des muses, leur construire des autels de bric et de broc… Et inviter Pandra Vox à capter les rires des enfants, la rumeur du marché, le ronron du périph, à poser sa voix et à jouer de sa magie pour créer des capsules sonores pour accompagner 22 des 76 oeuvres créées.
Dans le Grand Dehors : semer des murmures du Doux Dedans
Capter les messages des muses et les répandre sur les passages piétons, sur des ruelles réelles superposer des ruelles rêvées, écrire sur les murs les murmures du Dedans, proposer aux tableaux de s’aventurer dans les interstices de la ville, coller des petits papiers sur des affiches arrachées… Et inviter Cécile de la compagnie MaedesRosiers à puiser dans cette valse de mots et d’émotions pour imaginer un conte itinérant.